Mais que faire ?

Pour améliorer notre vie.

16 juin 2007

Dure dure la vie d'écolo

Je viens de m'apercevoir que j'ai un article non posté qui date du 12 avril ! Parce qu'il est toujours plus ou moins d'actualité, je le publie.

Pas facile tous les jours, de rester convaincue du bien fondé de ces actes écolos, verts, simples, ... et surtout de continuer à les mettre en pratique un peu plus chaque jour quand on a face à soi Chéri diable!

Je vous explique: Chéri, il apprécie les bonnes choses que je lui fait à manger, tout bio peut-être pas encore mais tout sain, tout nouveau, tout bon. Il aime bien ma peau toute douce, toute belle depuis que je ne mets plus dessus que des produits naturels, il n'a trop rien à reprocher aux nouveaux produits d'entretien de la maison, tant que ça mousse et que ça nettoie ça lui va.

Par contre Chéri est provocateur et "pour le progrès" selon ses propres termes. Ce qui, parfois, donne des discussions interminables comme hier soir où il peut déclarer qu'il n'a rien contre les OGM et même qu'il est pour. Que quand je lui raconte que les agriculteurs argentins je crois de soja OGM résistant au Round up sont en train de ruiner leurs terres, il me répond que personne ne les forçaient à mettre toujours plus de pesticides, ce sont des professionnel, ils avaient qu'à y réfléchir, mais je suis pour les OGM ?????????
Et pis d'ailleurs rien ne prouve que c'est dangereux ça fait plus de trente ans qu'on fait des tests et rien. Les cultivés en plein champ? ils sont stériles de toutes façons, et ça engendre de la biodiversité si il y a croisement...
Et qu'est ce qui prouve que le bio ce n'est pas plus dangereux ? peutêtre que les plantes se sont habituées aux engrais et pesticides et maintenant sans elles développent des champignons et sont dangereuses...

Il veut des tomates OGM résistant au gel au cas où il voudrait cultiver des tomates mais qu'avec le changement climatique le temps ne le permettra plus ????????
sa Conclusion aura été "Moi je veux du bio-OGM" ! et là moi j'ai laissé tomber boulet

Et ça c'est sans parler de sa lessive A*r*i*e*l dont il doit toujours y avoir un bidon dans la maison pour enlever sur ses chemises son déo qui tâche (Change de déo !)
Lui ne se lavera pas au savon d'Alep même si il peut constater les effets bénéfiques sur moi car le pain de savon à mon avis ça ne lui plait pas et le savon liquide que j'ai fait fondre il n'ose pas car c'est moi qui l'ai fait, j'ai beau lui expliquer que moi ça ne me dérange pas de le faire, que ça ne me prendra pas plus de temps d'en faire 500mL que 1L, il ose pas...

Etant loin l'un de l'autre pendant quelques temps, peut être cela va-t-il le faire réfléchir, un peu...

Et vous, vous faites comment ?

Posté par milychou à 08:59 - Pensées et réflexions - Commentaires [6] - Permalien [#]


09 mars 2007

Sur le végétarisme

Cet article fait suite à la vidéo "Earthlings" et aux réflexions laissées ici, , et encore ici et . Et finalement je sors un peu du sujet.

Genèse d'une alimentation différente

1/ Genèse d'une prise de conscience

Dans un contexte de vivre mieux et de simplicité volontaire, l'alimentation fait partie des éléments revus.
C'est ainsi que petit à petit les plats tout préparés disparaissent pour laisser la place aux aliments de base non raffinés que l'on prend plaisir à redécouvrir: fruits et légumes en tout genre, céréales et farines complètes et donc bio, légumineuses, graines, noix, huiles, algues et j'en oublie surement. S'ajoutent à cela le tofu (ben vi je m'y suis mis), crèmes et laits végétaux.

Nous avons ces dernières semaines (mois) découvert entre autres panais, topinanbour, quinoa, lentille corail, épeautre, tofu, lait de soja, de riz, crème d'amande, purée de noisettes,... agar-agar,... Notre alimentation est plus variée, plus saine.


2/ Genèse d'une végétarienne ?

J'ai toujours mangé de la viande à tous (ou presque) les repas. L'idée de manger moins de viande a germé il y a deça plusieurs mois pour des raisons écologiques (détails plus bas). C'est seulement depuis environ deux semaines que j'en mange réellement moins, pas à tous les repas puis progressisvenement plus qu'une fois par jour.

Jusqu'à la semaine dernière. Au menu: poulet. Entier. Au moment de le préparer, j'ai été génée, profondément mal à l'aise de le voir, de le manipuler.

Je ne sais pas l'expliquer et peut-être ne le saurais-je jamais. Mais ça m'a bouleversée. Ca a été l'élément déclencheur du début d'une réflexion (d'une conversion ?) qui s'annonce longue et délicate.

Après cet épisode, je me suis lancée sur le net à la recherche, de quoi au juste ? je ne sais pas trop. Je voulais des infos. Et de fil en aiguille, de sites en sites, je suis tombée sur "Earthlings". Je l'ai regardé.

Depuis je n'ai mangé ni viande, ni poisson, ni oeufs ou lait. Bon, j'ai quand même mangé du surimi (1 fois) et des produits laitiers (tous les jours). Mon subconscient n'aurait-il pas assimilé que cette nourriture si transformée est d'origine animale ?

Jusqu'à aujourd'hui ce refus a été incontrolé, c'était viscéral, je ne pouvais pas. A présent, c'est toujours le cas pour ce qui est des morceaux "reconnaissables" (poulet, lapin entiers ou en morceaux,...) et c'est un choix pour le reste (poisson, bien que je n'y ait pas été confrontée, lait, oeufs, viandes transformées type jambon, steak haché).


Alors la question est:
Est-ce que je vais devenir (suis devenue) végétarienne ?

Je ne pense pas, non en fait je ne sais pas. Ces quelques jours (presque une semaine déjà) presque sans nourriture d'origine animale m'ont beaucoup fait réfléchir sur le végétarisme. Au début je voulais d'abord recueillir des tonnes d'informations sur le sujet mais très vite je me suis recentrée sur moi, mes idées, mes convictions, ce à quoi je suis prête, ce que j'accepte, ce que je tolère.
J'en suis arrivée à la conclusion que si je voulais respecter au plus près toutes mes convictions, je devrais devenir végane (= ne rien accepter d'origine animale, ni nourriture, ni cuir, ni fiel, RIEN). Et alors là j'ai conclu que c'est bien de trop compliqué pour moi et ma recherche de simplicité. Donc on abandonne. On pourra alors me critiquer sur mon pseudo-végétarisme, sur le fait que je n'aille pas pour autant au bout de mes idées. M'en fout d'abord, c'est moi qui décide. Et le changement est rempli de contradictions c'est bien connu. Na !

Donc on récapitule. Ce que aujourd'hui, ou plutot demain j'accepte dans mon régime alimentaire:

    - les oeufs de poules bio (ou au moins élévées en en liberté). Une petite question à ce propos: est-ce que bio veut aussi direélever dans de bonnes conditions ? Il me semble que oui, et ce serait plutot logique, mais je n'en suis pas certaine. Si quelqu'un peut m'éclairer...
    - le lait et les produits laitiers. J'essaierai de me renseigner sur leur provenance mais là j'avoue que ça coute tellement cher que je verrai. Cela dit, je me rends compte que je ne bois plus de lait de vache depuis un moment et je mange du fromage que très rarement. C'est sur les yaourts (faits maison avec un yaourt non bio et du lait non bio) et fromage blanc (plus trop en ce moment) que ça pêche.
    - le poisson. Les petits poissons (et peut-être du thon des fois dans les salades? Quand je vous dis que je suis pleine de contradictions !) et hors période de reproduction.
   - la viande. Très rarement. Pour une occasion ou quand je n'ai pas vraiment le choix (je sais, on a toujours le choix), le plus souvent possible elle sera bio.

Je ne suis pas non plus psycho-rigide. Je ferais peut-être des exceptions mais uniquement dans des contextes particuliers et si j'en ai envie. Car une chose est sure, je ne me forcerai pas. A contrario, je n'exclus pas de devenir complètement végétarienne au fil du temps.

    => Je suis flexitariste (flexitarisme selon Ekopédia : régime "flexible" qui admet le consommation occasionnelle de viande)


Mes 3 raisons pour manger moins de viande voire plus du tout

1/ Raisons écologiques

a. L'élevage du bétail est la plus grande source de gaspillage de protéines du monde et de terres cultivables.
    - Pour produire 1 kg de protéines de viande de boeuf, il faut fournir à l'animal 10 kg de protéines végétales.
      - Pour une même surface de terre cultivable on obtient 16 kg de soja ou de céréales et 1 kg de viande de boeuf.
       - La production d'1 kg de viande de boeuf requière au moins 15 mètres cube d'eau alors qu'1 kg de céréales demande 3 mètres cube.

b. Le bétail produit des milliers de tonnes de déchets.
      - En Bretagne les 13 millions de porcs, 100 millions de volailles et 3 millions de bovins produits 200 000 tonne de déjections / jour. LCes pollutions d'origine agricole touchent les eaux superficielles, souterraines et littorales.
       - Tout le territoire breton présente des eaux, dont la concentration en nitrates approche ou dépasse le seuil de 50 mg/L (seuil au-dessus duquel l’eau est considérée comme impropre à la consommation), et / ou ont tendance à l'eutrophisation.


2/ Raisons sanitaires

a. La technique de la remballe
Cette "technique" pratiquée illégalement chez certains supermarchés consiste à donner une seconde "vie" à des morceaux de viande périmés en coupant ou dissimulant les parties à l'aspect douteux. Le reportage dans Envoyé Spécial le 1er mars sur le sujet était plutôt éloquent.

b. Cholestérol et maladies cardio vasculaires
Les statistiques prouvent que la concentration d'insecticides contenus dans la viande est douze fois supérieure à celle des légumes et des céréales. Une consommation quotidienne de viande a donc pour effet d'accumuler dans l'organisme une forte quantité d'insecticides dont les effets à long terme, trop peu connus, sont à craindre. En outre, on sait maintenant qu'il existe une relation certaine entre la consommation de matières grasses et les maladies cardio-vasculaires. Or la viande, et tout particulièrement le boeuf et le porc, comportent une quantité importante de matières grasses, sans compter celles qui s'y ajoutent au moment de la cuisson.

c. Notre anatomie
Des études tendraient à montrer que notre anatomie ressemble plus à celle d'un herbivore qu'à celle d'un carnivore...
J'entends cet argument, cela dit il paraitrait aussi que notre cerveau et par là notre intelligence se sont développés grâce à l'apport de viande.


3/ Raisons philosophiques, éthiques

Refus de l'élevage en batterie, de la barbarie.
Un des arguments phare des anti-végétariens est le constat que nous sommes omnivores. C'est exact à ceci près que cela signifie que l'on peut manger de tout mais pas que nous devons manger de tout.
Pourquoi ne pas manger que ce dont on serait capable de se procurer en récoltant ou en tuant. Dans ce cas, végétaux, lait, oeufs et poissons sont les seuls à composer mes menus. Et vous ?

Et que l'on se rassure, un végétarien n'a pas plus de carences qu'un omnivore. Ca serait même plutôt le contraire du fait qu'un végétarien conscient de se priver de certaines sources de nutriments indispensables prendra beaucoup plus garde à ses apports.


Du pouvoir de l'image

Pour en revenir au film, si je vous l'ai fait visionner c'est parce qu'on ignore tout de ce qui se passe en amont du rayon de supermarché, on ne se pose d'ailleurs jamais la question sans doute par crainte du pire.

Si les abattoirs avaient des murs de verre, ne serions-nous pas tous végétariens ? Mais les abattoirs ne sont pas en verre. L'architecture des abattoirs est opaque, pensée dans l'intérêt du démenti, pour être sûr que l'on ne verra pas, même si l'on voulait regarder. Et qui veut regarder ?

Aujourd'hui pour nous, pour que nous sachions, les murs de l'abattoir se sont faits en verre. Alors ouvrons les yeux.

Bien sûr le pouvoir de l'image est grand. Le réalisateur prend soin de nous montrer ce qui existe de pire. Bien sûr ce n'est pas pareil partout et heureusement. Il y a des éleveurs consciencieux et respectueux. Mais cette industrialisation du bétail, cette barbarie existe. Et ce que nous mangeons, ignorants et naïfs que nous sommes, provient bien plus souvent de ces élevages-là que du paysan qui fait des massages à sa vache (cf pub Milka).

Désormais moi je ne mangerai presque plus de viande et vous, vous serez conscients de ce à quoi vous participez et ainsi les vaches seront bien gardées ;-)


De l'humanité des animaux

Beaucoup s'interroge sur "l'humanité" que l'on accorde aux animaux.

Vous allez trouver que j'y vais un peu fort mais je ne vois pas pourquoi les animaux nous seraient (si) inférieurs.
On a pris le pouvoir, ok. On est peut-être doué d'une plus grande intelligence, ok (quoique ça reste a prouver pour certains). Mais parmi les animaux aussi on retrouve des comportements de société, des attitudes de sensibilité, de sentimentalité. Nous sommes différents mais tous terriens.


Epilogue

J'effectue une profonde mutation ces derniers temps. En fait je ne change pas, j'essaie juste de mettre en pratique d'intimes convictions.
Je sais donc qu'il n'est pas évident de subir le quotidien à mes cotés en ce moment. Quoique pour l'instant, les seules retombées sur Chéri sont les plats que je cuisine (y a pire !) et un bien être manifeste tant physique que psychique.

J'espère que mon entourage comprendra et acceptera mes démarches.

Merci à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout.


A lire aussi

Pour des raisons de manger bio et/ou végétarien
Réponse à un omnivore
Ekopédia sur le végatarisme, sur la viande bio
L'association végétarienne de France

Ainsi que toute autre information démontrant qu'être végétarien n'est pas une lubie de disjonctés.

Posté par milychou à 00:25 - Pensées et réflexions - Commentaires [2] - Permalien [#]
« Accueil  1